Les baux seront travaillés et entaillés pour recevoir les hiloires. Les hiloires sont des bordages du pont qui sont plus épais et qui viennent s’encastrer dans les baux. Les cadres encadrants les écoutilles sont réalisés et également assemblés suivant les emplacements dans des coulisses à mis bois ou à queue d’aronde. Idem pour l’étambrai du mât et des pompes (les passages de ceux-ci à travers le pont). D’autres entailles seront à usiner car elles serviront à l’étambrai du mât de beaupré, le guindeau (sorte de treuil horizontal, nous y reviendrons),…
L’arcasse, partie assez complexe à réaliser, sera confectionnée en se servant d’un petit chantier supplémentaire qui sera placé sur le chantier existant avec un maximum de précision.
Les pièces des angles extérieurs sont compliquées à réaliser car c’est des pièces qui évoluent dans trois plans.L’assemblage sera par collage sur la lisse d’hourdi renforcé par une tige en laiton et solidarisé avec le reste de la muraille de la coque par deux lisses (planches) provisoires. (Ce procédé était le même à l’époque).
Après avoir réalisé et placé les hiloires (les bordages de ponts plus épais qui s’encastre dans les baux du pont). La coque présentait suffisamment de rigidité pour la sortir de son chantier.
Les lisses moulurées ont été réalisées en buis. Les moulures ont été façonnées avec un petit outil fabriqué pour l’occasion avec un vieux morceau de lame de scie dans lequel avait été creusé à la petite meule le « négatif » du profil de la moulure. Les baquettes de buis ont été longuement « grattées » avec cet outil.
A suivre …
