Le remorqueur Gabriel de Clieu, construit sous le numéro 1233 aux chantiers et Ateliers de la Manche à Dieppe, a été lancé le 4 avril 1972.  Il a été mis en service le 21 juin 1973 pour la chambre de commerce de Dieppe, port où il a toujours navigué jusqu’en 2013. Il a été construit pour assurer le remorquage des bananiers de type Pointe d’une longueur  de plus de 140 mètres.

Plaque de chantier apposée sur le fronton du Gabriel de Clieu

Caractéristiques
Longueur Hors Tout 26,50 m
Largeur 7,90 m
Tirant d’Eau  3,95 m
Déplacement 152 tonnes

Moteur  principal Crepelle  de 1400 CV, traction au point fixe 21 Tonnes
2 moteurs auxiliaires de 51 KW pour la production d’électricité, et un groupe Deutz, de 21 KW pour alimenter le treuil de bosse.,
Une hélice en tuyère Kort
Vitesse maximale 11,5 nœuds

Ce remorqueur comprend  4 cabines avec un total de 7 couchettes, une salle de  mess, un WC et salle de bain.

La maquette de Francis M est réalisée à l’échelle 1/50ème .La longueur est de 53 cm et la largeur 15.8 cm. Le plan de chantier ont été fourni par un modéliste bien connu des forums, malheureusement celui-ci ne possédait pas le plan des couples.

Avant de  réaliser la coque, une demi-coque à été faite en carton pour donner la forme des couples. Par chance Francis .M avait fait quelques photos lors d’un passage en cale sèche du Gabriel de Clieu et la documentation complétée par d’autres photos trouvées sur la toile ont permis de bien visualiser la forme des œuvres vives..

Vues des œuvres vives lors d’un carénage sur le port de Dieppe

Approche des formes de coque par demi-couples en carton

La construction de la coque.

La quille

La quille réalisée en hêtre se compose de plusieurs morceaux assemblés entre eux par un système de rainures dans laquelle s’insère une languette. Le collage des différents éléments à la colle à bois se fait sur une plaque de verre sous laquelle est disposé le plan, le tout maintenu par des pinces, ce qui permet de bien respecter l’inclinaison de la proue et la forme de la partie arrière. Le même procédé est utilisé pour insérer le tube d’étambot collé cette fois à l’araldite.

Les couples

Les couples sont d’épaisseur 3 mm sont réalisés en deux parties identiques. Cette façon de procéder permet  de faire des économies de contreplaqué. Sur un panneau un peu plus grand qu’une feuille A4, tous les demi-couples imbriqués les uns dans les autres sont rentrés soit un total de 58.

Montage des couples

Des petits morceaux de baguette percés en leur centre sont collés sur la quille de chaque coté de l’emplacement du futur couple. Chaque demi-couple y est ensuite inséré et percé. Il est ensuite maintenu par un petit bout de laiton. Cette méthode expliquée dans plusieurs articles parus dans la revue MRB permet par la suite le réglage de chaque couple.

Au niveau du pont et dans l’axe de la quille est collée une baguette de même épaisseur que la quille. Cette baguette est découpée pour suivre la tonture du pont. A chaque emplacement de couple, une encoche est faite dans laquelle seront insérés et collés les barrots de pont. A chaque couple correspond le barrot est coupé à la largeur indiquée au niveau du couple sur le plan. La partie haute du couple est ensuite collée sur le barrot.

Cette méthode de construction sans chantier permet de pouvoir manipuler la coque facilement lors de la pose des baguettes.

Pose des premiers barrots à la poupe et à la proue
Quelques couples sont collés directement sur la quille

Pose des couples et début du lattage.

Pose des premiers demi-couples
Raccordements des demi-couples acec les barrots de pont
Tous les couples sont posés et collés couples est posé
La baguette rouge correspond à la ligne de flotaison qui sert également de ligne de ligne de référence.

Traitement  de l’avant et de l’arrière

DSC_0004
Les blocs avant sont réalisés par deux planchettes mises en forme collées de chaque côté de la quille
La poupe est réalisée en collant plusieurs couches de contreplaqué finpour lui donner sa forme et sa solidité.

Pose des premières lattes jusqu’à la finition.

Fin de la pose des lattes, la coque est brute.
La coque après un premier ponçage. Entre temps, l'intérieur est renforcé par de la sciure fine mélangée à de la colle, par la suite l'intérieur sera peint.
La coque est à nouveau poncée après avoir rebouché les défauts à l'enduit à l'eau.
Traitement de la coque au vernis gkycérophtalique: première couche 10% de vernis et 90% d'essence thérébentine, ensuite la pourcentage de vernis augmente et tandis que celui d'essence diminue jusqu'aux dernières couches en vernis pur.
La coque est terminée, plusieurs couches de peinture d'après ont été passée. La ligne de partage des peintures oeuvres vives oeuvres mortes a été tracée.
Le moteur est installé ainsi que le support du servomoteur de direction. On voit bien la sciure qui tapisse le bordage intérieur et qui renforce celui ci et le collage avec les couples.

Les quilles de roulis

Les quilles de roulis sont en laiton . Elles sont soudées sur un gabarit qui reprend la coubure de la coque.
Quille de roulis bâbord et tribord soudées et prêtes à être collées sur la coque.
Les quilles sont maintenant collées en place.

Le pavois

Supports de pavois provisoires tirés d'un profil alu et réglés selon l'inclinaison du pavois.
Les supports sont collés sur le pont avec du double face. Chaque support est numéroté et a une place bien dédfinie qui est la même à bâbord et à tribord.
Morceaux constitutifs du pavois en plastcard de 0.5 mm prêts à être découpés.
Les différents morceaux de pavois sont maintenus sur les supports pour permettre le collage au niveau du pont en pasticard.
Suite de la pose du pavois. Ici la partie avant.
Le pavois en plasticard est terminé, les supports provisoires sont enlevés. les jambettes de pavois en plasticard seront collées sur ce pavois à la colle plastique.
Le pavois est doublé sur l'extérieur par un pavois en alu de 0.3 mm pour assurer une bonne rigidité.
Le collage entre les deux est fait à la colle cyanolit.
Collage du pavois en alu sur la partia avant.

Collage du tube d’étambot et de celui du gouvernail.

Afin de s’assurer que l’arbre d’hélice mis dans l’étambot qui a été collé dès le début de la construction de la coque et que la mèche du gouvernail soient parfaitement dans l’axe pendant le collage, une pièce spéciale est réalisée (photo de gauche).

Pour le collage du tube de gouvernail, la pièce est vissée sur l’arbre d’hélice et sur les tiges qui correspondront à la mèche et au support de la tuyère (photo de droite).

La tuyère et l’hélice.

Les pièces constitutives de la tuyère et l'hélice de fabrication personnelle.
Mise à part la clé alène, des outils spécifiques ont été créés pour le montage et le démontage de la tuyère et de l'hélice. Le croquis sert à remonter l'ensemble dans le bon ordre.

La superstructure et la cheminée.

Les superstructures sont en plasticard de 1 mm ainsi que les ponts.
La passerelle.
La passerelle. Les côtés viendront se coller bord à bord sur la façade.
L'intérieur de la cheminée.
Les différents échappements réalisés en laiton. La pipette servifra au passage des câbles qui alimenteront les feux du mât.
Collier Colson pour faire les grilles de ventilation de cheminée.
Les différentes grilles de venntilation.
Le dessus de la cheminée avec les différents échappements.
Le collage du mât conique.
Le mât est posé et raccordé sur la cheminée.
Vue d'ensemble de la supersrtucture côté tribord.
Vue d'ensemble de la superstrucure côté bâbord.
L'emplacement des chandeliers est percé sur un gabarit qui servira à tribord et à bâbord.
Les trous sont percés à l'aide du gabarit sur un support poir la confection du garde corps.
Gabarit pour plier les lisses de garde corps.

Le croc de remorque.

Pièces contitutives du croc de remorque.
L'ensemble des pièces assemblées.
Le croc de remorque en position finale..

Le platelage arrière.

Une ossature en laiton est réalisée pour poser les lattes de 1 mm d'épaisseur.
La moitié des lattes sont en cours de pose (vue de dessous).
Même chose vue de dessus.
Vue de dessous du platelage terminé.
Vue de desus du platelage terminé prêt à peindre.

Quelques détails détails de construction et d’accastillage.

Les ancres.
Plateforme avant et jambettes de pavois
Pièces costitutives du treuil de bosse.
La commande déportée du treuil de bosse et un aérateur.
Une des ventilations se trouvant à l'arrière de la supertructure (ici celle de bâbord).
Un bombard.
Le projecteur situé sur la passerelle.
L'intérieur de la passerelle avac la descente et l'escalier de descente à l'étage inférieur.
Commande du moteur.