Les couples sont constitués de 2 épaisseurs de pièces (d’où leur nom de couple). Chaque pièce chevauche l’autre sur la moitié de sa longueur et sont chevillées entre elle par 6 chevilles réparties 3 par 3 de chaque côté des jointures. Les chevilles sont réalisées en laiton noirci ici avec un agent noircisseur chimique (tourmaline).
Les couples sont mis en place, collés sur la quille dans « le chantier ». Le tout y restera maintenant jusqu’à ce que l’ensemble soit rigidifié par le reste de la construction. Mais avant d’en arriver là, il faut beaucoup de patience et de temps pour poncer l’intérieur afin d’obtenir un fini régulier.
INSTALLATION DANS LE CHANTIER
La bauquière, pièce supérieure constituant le vaigrage de la coque et sur laquelle viendront se placer les baux supportant le pont, est constituée de 3 parties.
Les planches et pièces de bois sont souvent limitées dans la réalité de l’époque à des longueurs de 8 à 10 mètres.
Afin d’assurer une bonne rigidité de la coque, les différentes pièces sont assemblées entre elle par des assemblages à croc (qui eux aussi, ne seront plus visible par la suite).
De part et d’autre de la quille, Il existe une planche du vaigrage qui n’est pas fixée. Elle est juste posée. C’est la paraclose. Cet accès permet l’entretien et le nettoyage d’un canal creusé dans le fond des couples côté bordage et qui court sous la paraclose tout au long du navire. C’est le canal des anguillères…(nous y reviendrons…) Il permet le ruissellement des eaux d’infiltration jusqu’au point le plus bas du bateau, en son milieu qui pourrons être évacuées par les pompes.La paraclose n’est pas représentée son emplacement, est laissé vide comme si elle était ôtée.
Vue intérieure de la cale.
On remarque très bien que la bauquière et gouttière renversée forme une courbe dans le sens de la longueur qui défini ce qu’on appelle la tonture du pont.
Les baux ont également une courbure qui donnera au pont une courbure dans le sens transversal appelé « bouge »
Les baux, comme presque la totalité des pièces de charpente sont comme à l’époque, taillés dans la masse.
A suivre : les barrots des ponts
