Construction en modèle d’arsenal du Yacht de port « Le Rochefort »

D’après la monographie de Gérard Delacroix

Le guide d’ Adrian Sorolla « Introduction au Modélisme d’Arsenal »

Afin de mieux comprendre… » Le vaisseau de 74 canons de Jean Boudriot. Ces ouvrages sont parus aux Editions Ancres.

Ceci reprend en image l’histoire de la construction du premier modèle d’Erika C.. Il n’est pas parfait mais il faut apprécier  le travail réalisé.

Quelques explications afin d’aider à la compréhension ; le but n’est pas de faire un cours…. c’est de faire découvrir la construction du modélisme d’arsenal et qui sait… cela pourrait  motiver d’autres modélistes.

Dans le sens premier du terme, un arsenal est un établissement militaire, qui peut être « royal » ou « national », un lieu où l’on construit, entretient, répare et préserve les navires de guerre et où leurs équipements et avitaillements sont assurés.

A cette époque, des maquettes de bateaux étaient réalisées afin de transmettre les techniques de construction entre constructeurs et entre arsenaux.

Ce sont des maquettes construites exactement comme les vrais navires. Chaque pièce est réalisée et y est représentée. 

Le Yacht « LE ROCHEFORT » est un petit bâtiment d’une construction simple et son gréement est élémentaire puisqu’un seul mât et trois voiles équipent cette coque. Il était particulièrement destiné à transporter la poudre et les vivres. Afin de garder la cargaison au sec, la cale est complètement vaigrée (bordage intérieur) et parfaitement calfaté. Les écoutilles, donnant accès à la cale où est stockée la cargaison, sont constituées d’un cadre haut et d’un couvercle afin d’éviter d’embarquer de l’eau en cas de mauvais temps.

Ses dimensions sont :  54 pieds de long (17,54m) 15 pieds de large (4,87m), déplacement à vide 40 tonneaux,port: 60 tonneaux (1 tonneau représente 2000 livres soit 978 kg)

Il a été mis en chantier en 1787 et lancé en 1788. Date de fin de service non connue.

Équipage : 1 patron, 6 hommes, un mousse plus un maitre canonnier en cas de transport de poudre.

Le modèle d’Erika C. est réalisé au 1/36ème

Coque : Longueur 54 cm, largeur 15 cm, hauteur 16cm. Avec le gréement : Longueur 78 cm, largeur 15 cm, hauteur 58 cm

Tout est réalisé en bois brut. Ici, du poirier.
Les plateaux de 5 cm d'épaisseur sont débités en planchettes.
Planchettes standardisées en 25 mm d’épaisseur.
Finition au cylindre de ponçage (Erika n’utilise pas réellement de raboteuse)
Les pièces sont faites avec des gabarits qui proviennent simplement des plans photocopiés découpés et collés sur le bois.
Certaines pièces, comme celle-ci, "la contrequille" est tellement fine que pour l'usiner à la fraiseuse, la pièce a été collée au double face sur une autre pièce de bois qui a servi de "martyr".
Les encoches dans la contrequille serviront à l'assemblage et l'assise de varangues et demi-varangues qui sont les pièces centrales de chaque couple. Ce travail ne sera absolument plus visible une fois la charpente montée.
Les pièces de l'étrave (brion, étrave, contre-étrave, marsouin)
Partie arrière de l'ensemble des pièces de la quille et de l'étambot
Les pièces de la contrequille séparées de leur martyr.
Enfin, le collage de la colonne vertébrale du bateau… Ensemble communément appelé: "La quille"
Ensuite, à l'aide d'un petit outil taillé dans une chute de lame de scie, creuser la râblure est creusée. Sorte d'entaille qui longe l'ensemble de la quille, étrave, étambot dans laquelle viendront s'incruster le champ des lattes du bordage de la coque.
Le profil de la râblure est changeant car, vu que le bateau est plus effilé à l'avant qu'à l'arrière, la râblure remonte et affine l'étambot et l'étrave vers les extrémités.
Le profil de la râblure est changeant car, vu que le bateau est plus effilé à l'avant qu'à l'arrière, la râblure remonte et affine l'étambot et l'étrave vers les extrémités
Découpe et collage d'une multitude de gabarits pour la confection des couples. Ils seront découpés à la scie à chantourner puis affinés et mis en forme au cylindre de ponçage.
Toutes les pièces des couples sont assemblées sur les gabarits (ici 10 pièces par couples...)
Remarquez les encoches dans les demi-varangues…
elles serviront de lit pour l'emboitement d'une pièce longitudinale qui verrouillera le dessus de tous les couples entre eux. "La carlingue".

L’étrave, ensemble délicat de pièces qui sera montée sur un montage spécial qui servira de « chantier » les pièces (Les allonges d’écubiers et apôtres sont courbes, ont un profil en sifflet. Ils sont maintenus entre eux et espacés par des clés qui permettent ainsi une ventilation et un séchage du bois. (difficile de le décrire ici en quelques lignes.

La partie basse de l'arcasse sera réalisée sur le même principe.
La partie basse de l'arcasse est collée sur la quille